lundi 30 janvier 2017

Des purificateurs d’air mis au point par des concepteurs de fusées

La technologie spatiale au service des purificateurs d'air nationaux  (Li Gang/Xinhua via AP)


Un article du China Daily, qui est, avec le Global Times, l’un des principaux porte-parole du gouvernement chinois, réussit l’exploit de promouvoir à la fois l’industrie militaire chinoise et les purificateurs d’air nationaux. Dans une Chine très affectée par la pollution, ces derniers représentent un marché juteux convoité aussi par les marques étrangères type Mitsubishi ou Philips.

La China Academy of Launch Vehicle Technology (CALT) de Pékin - l'un des principaux concepteurs de fusées spatiales et de missiles balistiques du pays - devrait bientôt mettre sur le marché un purificateur d'air qui, selon ses concepteurs, incorpore toute une série de technologies de pointe utilisées dans les fusées.

Beijing Ares Technology, une filiale de la CALT en charge du développement et du marketing pour les purificateurs, a mis au point « le premier purificateur d’air domestique intelligent », baptisé Alpha-blue.

Wang Libo, le président de Beijing Ares Technology, a déclaré mercredi au journal étatique China Daily qu'il s'attendait à ce que le produit se vende bien, étant plus puissant et sophistiqué que les autres purificateurs disponibles sur le marché chinois, tout en étant proposé à un prix raisonnable.

Selon lui, les matériaux composites et la technologie de contrôle à distance utilisés lors de la mise au point des fusées chinoises ont par ailleurs été adoptés pour l'Alpha-blue. Le contrôle à distance peut être activé via une application qui offre d’autres fonctionnalités comme la mesure de la qualité de l’air domestique, et peut être téléchargée sur l’Apple store.

Le purificateur Alpha-blue est vendu au prix de 675 € (4 999 yuans), ce qui le rend bien plus accessible que d'autres purificateurs de cette capacité, dont le prix dépasse généralement les 1 080 € (8 000 yuans), affirme Wang Libo.

« La CALT opère un transfert de ses technologies spatiales vers la purification médicale de l'air depuis plusieurs années et a déjà servi de nombreux hôpitaux. Aujourd'hui, nous voulons aider la population à se débarrasser des PM2,5 », explique-t-il, en référence au polluant le plus redouté dans les villes chinoises : des particules de diamètre inférieur à 2,5 microns qui peuvent pénétrer dans les poumons et nuire gravement à la santé.



 'Alpha-blue' air purifier can be activated via a smartphone application

An article in the China Daily, which is, along with the Global Times, one of the leading mouthpieces of the Chinese government, manages to promote both China's military industry and air purifiers. In a country most affected by pollution, air purifiers represent a lucrative market also coveted by foreign brands such as Mitsubishi or Philips.

The China Academy of Launch Vehicle Technology (CALT) in Beijing, a major developer of the China’s carrier rockets and ballistic missiles, will soon put on the market an air purifier that developers say incorporates a host of cutting-edge technologies used on rockets.

Beijing Ares Technology Co, a subsidiary of the CALT responsible for the development and marketing of air purifiers, created “the first indoor smart air purifier”, named Alpha-blue.

Wang Libo, chairman of Beijing Ares Technology, said on Wednesday to the state-run newspaper China Daily that he expects the product to be popular because it has better capabilities compared with other air purifiers of its kind on the Chinese market, while being reasonably priced.

In addition, composite materials and remote control technologies adopted by Chinese carrier rockets have also been used in Alpha-blue, according to Wang. The remote control can be activated through a dedicated application, which offers other functionalities such as indoor air quality check, and can be downloaded on Apple store.

An Alpha-blue air purifier sells for US$727 (4,999 yuan), much less than other purifiers with its capacity, which usually have a price of at least US$1,163 (8,000 yuan), Wang said.


"The academy has been transferring its space technologies to medical air purification for many years and has served a lot of hospitals. Now we want to help the public get rid of PM2.5," he explained, referring to the most feared pollutant in Chinese cities - particulate matter with a diameter smaller than 2.5 microns that can penetrate the lungs and seriously harm health.