lundi 3 avril 2017

Melilim Fu, Beauty Vlogger : "In China, content quality gives you an edge"

This feature was commissionned and published by Premium Beauty News


     Is working with influencers on social media a good solution to gain market share in China? “In China, KOL (Key Opinion Leaders) marketing can represent over 30% of marketing resources for global/mature brands, and 80% of marketing resources for independent brands newer to the Chinese market,” asserts Kim Leitzes, founder of ParkLU, a platform designed to act as an intermediate between brands and Chinese influencers. She presented her business at the last China Connect show, the annual event for Internet players in China held in early March in Paris.

Among the speakers at the conference, which focused on the theme “Crack the Codes”, there was Melilim Fu (real name傅沛 Fu Pei), a Chinese KOL who came from Beijing with her American boyfriend and associate, Elijah Whaley, who is specialized in marketing content, and with whom she created her makeup video platform.

Differentiating niche

Melilim Fu, vlogueuse beauté : « En Chine, c’est la qualité du contenu qui fait la différence »

Cet article a été commandé et publié par Premium Beauty News

          Travailler avec des influenceurs sur les médias sociaux est-il un bon moyen de gagner des parts de marché en Chine ? « L’utilisation de KOL (Key Opinion Leaders) peut y représenter plus de 30% des ressources marketing des marques internationales, et 80 % des ressources marketing des marques indépendantes qui sont nouvelles sur le marché chinois », affirme Kim Leitzes, fondatrice de ParkLU, une plate-forme de mise en relation entre les marques et les influenceurs chinois. Elle a présenté son activité lors du dernier China Connect, le rendez-vous annuel des acteurs de l’Internet en Chine qui s’est tenu début mars à Paris.
 Ayant pour thème « Crack the Codes », la conférence comptait parmi ses intervenants Melilim Fu (de son vrai nom 傅沛 Fu Pei), une KOL chinoise venue de Pékin avec son petit-ami et associé, Elijah Whaley, un Américain spécialiste de contenus marketing avec lequel elle a créé sa plate-forme de vidéos de maquillage.
Niche différentiante

lundi 20 février 2017

What's on Wechat : Fashion brands in the Korean TV series

A Miu Miu coat worn by Korean actress Gianna Jun in Legend of the Blue Sea  
The choice of the brands worn by the protagonists in Korean TV series is very much discussed in the Chinese social networks, including WeChat. In the recent Legend of the Blue Sea series, Western brands, especially Italian, are favored for the women's wardrobe, while Korean brands dominate the men's dressing room. No brand of Chinese origin has been selected.

Bfaner (商务范), one of the most popular fashion and lifestyle WeChat accounts in China, takes a close look at the Korean TV series Legend of the Blue Sea (蓝色大海), which was aired in South Korea from November 2016 to January 2017. The Korean series are always scrutinized by Chinese fashion critics, with South Korea being seen as avant-garde of Asia in terms of trends.

The author of the article begins by slightly mocking the plot and is ironical about the very expensive clothes that the lead actress found in a trash can at the beginning of the series as she plays a mermaid out of water in search of clothing once on land.

Bfaner suggests that what is really worth watching in Korean series is the trendy looks of the protagonists. Indeed the 20 episodes seem to be a brand placement festival of fashion and accessories brands worn by South Korean actressGianna Jun and her male partner, South Korean actor Lee Min-Ho. Female and male targets are separately the subject of two articles published by Bfaner, which reached more than 100,000 readers each.

Brands worn by the female character are predominantly Italian, with Miu Miu making the most frequent appearances, followed closely by Dolce & Gabbana, then by Valentino, Missoni and Blumarine. Although often judged as a bit flashy, "but still wearable by Asians", the outfits find approval by the author of the article. Just like the French ones – from Chanel, Céline, Lanvin, Louis Vuitton (brief passage) – whose high prices are however emphasized.

Anglo-saxon brands on the radar screen

lundi 13 février 2017

What's on Wechat : Les marques de mode dans les séries TV coréennes

Une chemise Miu Miu portée par Gianna Jun dans Legend of the Blue Sea

Le choix des marques portées par les protagonistes des séries coréennes est très commenté sur les réseaux sociaux chinois, notamment Wechat. Dans la série récente Legend of the Blue Sea, les marques occidentales, italiennes en tête, sont privilégiées pour la garde-robe féminine, alors que les marques coréennes dominent le vestiaire masculin. Aucune marque d’origine chinoise n’a été sélectionnée.


Bfaner (商务范), l’un des comptes WeChat dédiés à la mode et au lifestyle les plus lus en Chine, s’est intéressé à la série télévisée coréenne Legend of the Blue Sea (蓝色大海) qui a été diffusée en Corée du Sud de novembre 2016 à fin janvier 2017. Les séries coréennes sont toujours scrutées par les critiques de mode chinois, la Corée étant perçue comme l’avant-garde de l’Asie en matière de tendances.  

L’auteur de l’article commence par se moquer un peu de l’intrigue et ironise sur « les habits à plusieurs milliers de dollars » que l’actrice principale, qui joue une sirène sortie des eaux à la recherche de vêtements une fois sur la terre ferme, trouve dans une poubelle au début de la série.
Bfaner laisse entendre que ce qui vaut vraiment la peine dans les séries coréennes, ce sont les looks branchés des protagonistes. Effectivement les 20 épisodes semblent être un festival de placement de marques de vêtements et d’accessoires portés aussi bien par l’actrice principale GiannaJun que par son partenaire masculin LeeMin-Ho. Les cibles féminine et masculine font l’objet de deux articles séparés publiés par Bfaner, qui ont totalisé chacun plus de 100 000 lecteurs.

Les marques portées par le personnage féminin sont à prédominance italiennes, Miu Miu cumulant le plus d’apparitions, suivie de près par Dolce & Gabbana, puis par Valentino, Blumarine et Missoni. Bien que jugés souvent peu discrets « mais portables par les Asiatiques » les modèles recueillent l’approbation de l’auteur de l’article. Tout comme les tenues de marques françaises – Chanel, Céline, Lanvin, Louis Vuitton (bref passage) – dont les prix élevés sont toutefois soulignés avec insistance.

Marques anglo-saxonnes dans le collimateur

lundi 30 janvier 2017

Des purificateurs d’air mis au point par des concepteurs de fusées

La technologie spatiale au service des purificateurs d'air nationaux  (Li Gang/Xinhua via AP)


Un article du China Daily, qui est, avec le Global Times, l’un des principaux porte-parole du gouvernement chinois, réussit l’exploit de promouvoir à la fois l’industrie militaire chinoise et les purificateurs d’air nationaux. Dans une Chine très affectée par la pollution, ces derniers représentent un marché juteux convoité aussi par les marques étrangères type Mitsubishi ou Philips.

La China Academy of Launch Vehicle Technology (CALT) de Pékin - l'un des principaux concepteurs de fusées spatiales et de missiles balistiques du pays - devrait bientôt mettre sur le marché un purificateur d'air qui, selon ses concepteurs, incorpore toute une série de technologies de pointe utilisées dans les fusées.

Beijing Ares Technology, une filiale de la CALT en charge du développement et du marketing pour les purificateurs, a mis au point « le premier purificateur d’air domestique intelligent », baptisé Alpha-blue.

lundi 19 décembre 2016

Le golf, nouveau chouchou des médias chinois

Le parcours de golf Tianan Jiari à Pékin. Photo :  teekart.com

 
Fini le temps où le golf avait mauvaise presse du fait de son bannissement par le gouvernement chinois. Sa démocratisation est maintenant encouragée pour soutenir le développement d'une Chine sportive et consumériste.

Début novembre 2016, l’Open de France, le plus grand tournoi de golf d’Europe continentale, a été racheté par le groupe chinois HNA. Cette opération peut surprendre quand on se souvient qu’au plus fort de la campagne anti-corruption chinoise, le golf était dans le collimateur du gouvernement de Xi Jinping qui le considérait alors comme une activité favorisant l’entre soi et les malversations des riches officiels du Parti.

Le golf revient pourtant en grâce depuis peu avec la publication fréquente d’articles plus favorables émanant de la presse étatique. En avril 2016, le journal officiel de l’agence chinoise anti-corruption déclarait que « ce n’est ni bien ni mal de jouer au golf. » Et chaque jour les articles sont de plus en plus nombreux à mettre en avant les exploits de la championne nationale Feng Shanshan ou l’inauguration à Shenzhen du premier musée chinois du golf, ou encore à donner des conseils pour peaufiner son swing.

Marché naissant

mardi 1 novembre 2016

Le vélo revient en force, poussé par les applications mobiles

Des vélos Mobike - Photo : 虎嗅 huxiu.com

Tombé en désuétude avec le boom automobile des années 1990, le vélo avait quasiment disparu du paysage urbain chinois. Les préoccupations environnementales des municipalités et les applications mobiles de partage le rendent à nouveau populaire.

Qui aurait cru que le vélo devienne un objet de convoitise des entrepreneurs de la nouvelle économie ? Les médias chinois ont été nombreux à se pencher sur la question après que Ofo, une start-up de partage de vélos née il y a deux ans sur le campus de l’Université de Pékin, a annoncé avoir levé 100 millions de US$ auprès de Didi Chuxing. La société chinoise de service de véhicules avec chauffeur sur application mobile, qui a avalé Uber China en août dernier, compte Apple parmi ses investisseurs (à hauteur d’un milliard de US$) depuis mai 2016.

Cet investissement de Didi Chuxing dans Ofo intervient alors que la pratique du vélo revient en force en Chine. Comme le souligne un article publié sur le portail Sina, la voiture avait ces dernières années remisé le vélo au rang d’outil ringard et synonyme de pauvreté. A Pékin, le taux de pratique du vélo était tombé de 63 % en 1986 à 14 % en 2013, en déclinant de 2 à 5 % par an à partir de 1990.

vendredi 22 juillet 2016

Quand les Chinois viendront skier dans les Alpes françaises




En diffusant la version chinoise de son clip « J’aime la Maurienne » sur les réseaux sociaux chinois, le chanteur français Dantès Dai Liang promeut sa région natale auprès de potentiels visiteurs asiatiques (version chinoise ci-dessous)


Réunis à l’occasion de la diffusion du clip promotionnel du chanteur Dantès Dai Liang, des acteurs du tourisme et des élus locaux ont débattu sur l’attractivité des Alpes françaises auprès des touristes chinois. Le directeur de la stratégie Montagne du Club Med a dévoilé son plan croisé à 10 ans en France et en Chine.



« Pendant les six années à venir, les yeux vont être tournés vers l’Asie, avec les Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang en Corée du sud en 2018 et de Pékin en 2022. » Réunis autour d’une table ronde organisée par l’office de tourisme de Valloire (Haute Savoie), les acteurs du tourisme de montagne et les élus locaux de la région Auvergne-Rhônes-Alpes se sont interrogés sur les moyens d’attirer la clientèle chinoise dans les stations des Alpes françaises. Le contexte semble porteur avec un nombre de skieurs chinois en pleine expansion, et une pratique encouragée par le gouvernement chinois qui a annoncé son objectif de 300 millions d’adeptes de sports de montagne dans tout le pays d’ici 25 ans. Mais la partie est loin d’être gagnée avec seulement 100.000 touristes chinois accueillis en Savoie Mont Blanc en 2015.


Initiatives groupées

lundi 4 juillet 2016

Candia ouvre une ‘experience store’ à Suzhou


     L’ouverture d’une boutique Candia dans le quartier historique de Suzhou n’est apparemment pas passée inaperçue. Le site chinois DingjiaoCaijing affirme même que l’événement a attiré l’attention des commerçants aux alentours. Selon cette publication économique, il s’agit d’une ‘experience store’ [体验店], terme plus fréquemment employé dans l’univers des nouvelles technologies que de l’agroalimentaire. 


Cette boutique, précise l’article, aura pour objectif non seulement « de vendre du lait de qualité importé de France », mais aussi « d’éduquer les consommateurs, de proposer des activités de formation, d’exposer les gammes de produits, et d’interagir avec la clientèle. » Cette initiative n’est pas une première pour Candia en Chine, car à travers ses activités en ligne – notamment son récent concours sur Weibo sous le hashtag  #欧洲杯法国队能走多元# [Euro 2016 : l’équipe de France peut aller encore plus loin] -, et ses boutiques physiques, la marque promeut, selon l’article, « la transition de l’achat ‘prix’ vers l’achat ‘qualité de vie’. » Mentionnant sur l’emballage ‘collecté et conditionné en France’, le lait Candia est censé rassurer un marché chinois traumatisé depuis 2008 par l’affaire du lait infantile mélaminé d’origine locale, qui avait entraîné la mort de nourrissons.


Deux partenariats avec des groupes chinois


Le réseau de distribution de Candia en Chine se développe rapidement depuis la création en juin 2015 d’une société en partenariat avec la société chinoise Zjnac, spécialisée dans l’import-export de produits d’origine animale. Cette société détenue à 10 % par Candia commercialise le lait UHT et le lait infantile français à marque Candia dans la région de Shanghaï via un réseau de boutiques, qui devrait croître au rythme de 10 nouvelles ouvertures par an. Le lait Candia est également vendu en grande distribution, dans les magasins spécialisés en maternité et puériculture et sur Internet. L’objectif des deux partenaires est d’atteindre un chiffre d’affaires de 1 milliard de yuans (145 millions d’euros) d’ici 2020.


Par ailleurs, le groupe coopératif Sodiaal, qui détient la marque Candia, vient d’annoncer un autre partenariat avec un groupe chinois, le spécialiste de lait infantile Synutra. Il s’agit d’un contrat de 10 ans portant sur la fourniture annuelle d’environ 450 millions de briquettes de lait de 20 cl qui seront commercialisées sous les marques du groupe Synutra destinées au marché chinois. Des travaux cofinancés par Candia et Synutra débutent ce mois-ci avec la construction d’une nouvelle usine de lait UHT sur le site de Candia à Carhaix (Finistère). Les premières expéditions vers la Chine sont prévues dès le deuxième trimestre 2017.

vendredi 17 juin 2016

Avec l’Euro 2016, le premier sponsor chinois Hisense vise une audience globale



   ‘Hisense, la marque de téléviseurs n°1 en Chine’. Ce slogan publicitaire s’affiche en chinois et en anglais en arrière-plan des 51 matchs de l’Euro 2016 organisés à travers la France. « En 56 ans d’existence, c’est la première fois que l’Euro accueille un sponsor chinois », observe le quotidien étatique chinois Global Times, pour lequel ce rapprochement est « historique », l’Euro étant suivi par « la plus large audience en Chine de fans du ballon rond. » Le Global Times fait le compte : l’Euro 2016 est couvert par les télévisions de plus de 230 pays et régions, chaque diffusion en direct de matchs devrait attirer en moyenne 150 millions de téléspectateurs, soit une audience cumulée de 7 milliards, dont plus de 1,2 milliard en Chine.

Pom-pom girls chinoises 

Le marché chinois n’est évidemment pas le seul visé par la marque. Le Global Times indique que si Hisense est la première marque de téléviseurs depuis 13 ans en Chine, sur le plan international, elle a ravi à Sony la troisième place en 2015. Mais elle compte sur la plate-forme de l’Euro, où elle voisinera sur les terrains avec d’autres sponsors tels que Adidas, McDonald’s et le coréen Hyundai pour pallier son déficit de notoriété en Europe. Sur place, au sein des 10 fan-zones, espaces mis en place par l’UEFA où sont diffusés les matchs en direct, des stands aux couleurs de Hisense exposent les téléviseurs 4K et les smartphones 4G de la marque. 

Le Global Times évoque les 8 égéries chinoises engagées par Hisense pour soutenir les équipes de football sans distinction de pays. La ‘dream team’ a été sélectionnée via des votes en ligne sur les réseaux sociaux chinois Weibo et WeChat - un concours largement relayé par les médias chinois. Cette initiative semble en premier lieu destinée aux téléspectateurs chinois, la tradition des pom-pom girls n’étant pas vraiment européenne. En revanche, Twitter étant interdit en Chine, le Global Times ne mentionne pas la campagne #HisenseQuest destinée à faire gagner une place en finale. Si elle est une pionnière en soutenant l’Euro de football, Hisense n’est pas la première marque chinoise à faire des efforts de localisation dans sa communication occidentale : d’autres marques chinoises de smartphones telles que Lenovo et Huaiwei se sont déjà fait récemment remarquer sur leurs nouveaux marchés cibles européens.